L’hôpital en mutation

23ème Matinée thématique du CES
Mardi 24 mai 2022 de 13h30 à 17h30
Hôtel Dieu, 1 Parvis Notre-Dame 75004 Paris - Amphi Dupuytren
En présence et en visioconférence

La 23ème Matinée thématique du Collège interrogera les évolutions structurelles du secteur hospitalier, aux prismes des modes de financement et des nouvelles logiques organisationnelles. La matinée sera construite autour de deux tables rondes. La première présentera les regards croisés du professionnel de santé, de l’assureur et de l’économiste sur l’évolution des modes de financement des soins dans les établissements de santé. La seconde table ronde sera consacrée à des retours d’expériences et de recherches concernant les nouvelles logiques organisationnelles dans le secteur hospitalier (public et privé).

Table ronde n°1 – Innovations tarifaires à l’hôpital

La T2A doit-elle disparaître ? Ce mode de rémunération à l’acte des soins hospitaliers serait responsable de tous les maux d’un système parvenu à bout de souffle… Pensé et mis en œuvre à l’origine comme un outil de mise en concurrence par comparaison des établissements de santé « en monopole local », ce mode de financement prospectif les incite, en baissant le prix moyen des soins, à augmenter leur activité. Mais en affichant par ailleurs une volonté de maitriser les dépenses de santé (avec un ONDAM restrictif), le système est schizophrène et génère un épuisement dans l’activité qui ne paye pas… D’autres modes de financement des soins font d’ailleurs leur apparition qui tentent de contrebalancer les effets pervers de la T2A : paiement forfaitaire à l’épisode pour des actes de chirurgie, dotation populationnelle pour les urgences, incitation financière à la qualité, ajustement au risque, etc. Les innovations tarifaires à l’hôpital définissent une tendance à l’hybridation des financements et à la complexification du système. Trop d’incitations tue-t-il les incitations ?

Table ronde n°2 – Nouvelles logiques organisationnelles à l’hôpital

Le secteur hospitalier s’est fortement restructuré dans les années précédant l’apparition de la pandémie. Le secteur privé s’est réorganisé autour de quelques grands groupes fortement intégrés et le secteur public a achevé la mise en réseau de ses établissements dans le cadre des GHT. Deux tendances similaires d’intégration verticale dans des secteurs aux activités tantôt en concurrence, tantôt en coopération, bref : « en coopétition ». Des configurations spécifiques d’offre autour de parcours de soins émanent parfois de manière spontanée ; l’époque est plus que jamais à l’innovation organisationnelle, soutenue par les dispositifs d’expérimentation de l’Article 51 de la LFSS depuis 2018. Le partage de l’offre entre une logique de service public d’un côté et d’intérêt privé de l’autre est-il toujours d’actualité ? La collaboration entre les deux secteurs réduit-elle les difficultés d’accès dans les territoires, crée-t-elle des inégalités ? Le secteur public (hors CHU) va-t-il disparaître au profit d’un partenariat public-privé ? Pour quels bénéfices ?

INTERVENANTS

Nicolas Castoldi (Directeur Général Adjoint à l’AP-HP)

Nicolas Sirven (EHESP)

Gérard de Pouvourville (ESSEC)

Frédéric Bousquet (CNAM)

Marc Bourquin (FHF)

Sandrine Baffert, Cemka

Lise Rochaix (U. Paris 1, PSE, Hospinomics)

Sandrine Boucher (Unicancer)

Asma Fares (HLC)